NEWS FROM OUR MEMBERS / NOUVELLES DE NOS MEMBRES : JOSEE BELANGER

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NEWS FROM OUR MEMBERS / NOUVELLES DE NOS MEMBRES : JOSEE BELANGER

 

CETTE SEMAINE, RENCONTREZ JOSEE BELANGER

Josée Bélanger est experte en marketing et stratégie d’entreprise, fondatrice de l’agence Toutmorrow Cabinet de marketing et design. Elle siège au Conseil d’Administration de Swiss Wine Promotion SA à Berne. Depuis plus de 15 ans, Josée enseigne à la Haute École de Gestion à Genève.

Josée, quel a été votre parcours en Suisse jusqu’à aujourd’hui?

Je suis arrivée en Suisse en 1984 et fait mes armes en occupant plusieurs positions chez Procter & Gamble en Suisse, au Canada, en Angleterre, dans les Émirats Arabes Unis et par la suite chez Jacobs Suchard Tobler. En 1990, j’ai cofondé Simko Marketing et Communication, en pleine crise économique et immobilière. Nous voulions ramener le centre de gravité de la créativité en Suisse romande. En 2005, Saatchi & Saatchi a racheté notre entreprise. C’est alors que j’ai créé Toutmorrow Cabinet de marketing et design, dont le but est de préparer les entreprises en Suisse pour la prochaine génération.

Comment vivez-vous la période de pandémie COVID que nous traversons?

2020 a été une année historique pour moi, pour des raisons familiales et personnelles certes, mais encore plus au niveau économique et entrepreneurial. En effet, 2020 a mis beaucoup d’entreprises et d’indépendants dans l’obligation de revoir leur modèle d’affaires. Nous avons tous découverts que nous ne sommes pas face à une crise économique comme en 2008, mais face à une redéfinition de l’économie. Je trouve le défi incroyable. Je n’aurai jamais imaginé vivre ce moment historique.

Cette rupture a permis une accélération de la réflexion et une redéfinition de la croissance qui sera désormais irrégulière (pour autant que les gens l’acceptent). D’où l’obligation pour les entreprises de créer des alarmes, des prévisions, de planifier l’impensable, de rester agile et essayer de cohabiter avec l’implication plus grande des gouvernements. Le facteur de rupture de 2020 sera l’explosion de la dette publique héritée des mesures d’accompagnement et de lutte contre la pandémie. Les programmes de soutien et d’investissement des gouvernements ouvrent la voie à des solutions nouvelles aux problèmes climatiques et d’inégalités sociales. Quelle avancée ! Cela ne sera pas facile de résister à revenir à nos anciens modèles, mais il faut presser le pas. Je le vois chez mes clients.

Sur quoi travaillez-vous actuellement ?

Je suis active principalement dans le secteur de l’éducation, l’agriculture, et de l’entreprenariat générationnel (artisanal). C’est là que je peux avoir le plus d’impact à long terme.  Au début de la pandémie COVID, le système d’éducation universitaire a mis 5 mois pour faire sa transformation digitale. Les clients de taille humaine ont fait de même. Donc il n’est plus question de parler d’accompagner les entreprises vers la transition digitale, mais plutôt de revoir leur modèle d’affaires, de prévenir et de travailler sur un plan A, B et C. Sans oublier de chercher à améliorer l’adéquation entre éducation et la nouvelle donne du marché. En 2020, j’ai réalisé que je ne suis pas prête de prendre ma retraite.

Vers quoi vous orientez-vous ?

J’aimerais mettre sur pied entre mes clients le « peer-to-peer learning » qui est un outil superpuissant. Je serai la curatrice des rencontres. J’ai fait l’exercice en croisant les compétences, et les générations, ce qui a amené à la mise sur pied d’un réseau pour mes clients, un réseau qu’ils n’avaient pas le temps de mettre en place.  Je suis encore à développer le modèle d’affaires inhérent car cela demande beaucoup de temps.

Enfin, je reste très liée avec le Canada où vivent mes 6 sœurs et 3 frères !

Merci Josée et Bon vent !